Jacques Baud / Suisse
«Il Ne S’agit Pas De Réfuter Ses Analyses, Mais De Les Rendre Inaccessibles»

Jacques Baud, un exemple européen de sanction assimilable à celle
du crédit social?
9 février 2026 , 💥 Jacques Baud prépare sa contre-attaque contre les autorités et les médias
15 juin 2021 , «Vous Ne Pouvez Pas Penser Par Vous Même : Sebastian Dieguez»
8 février 2026 , Jacques Baud a obtenu une dérogation humanitaire, ses comptes bientôt libérés

Pour rappel, l'ex-colonel suisse est accusé, par l'Union européenne, de mener des activités déstabilisatrices au profit de la Russie.
Dans le document officiel publié le 15 décembre dernier, on peut notamment lire: «Jacques Baud est responsable de mettre en œuvre ou de soutenir des actions ou des politiques imputables au gouvernement de la Fédération de Russie qui compromettent ou menacent la stabilité ou la sécurité d’un pays tiers (l’Ukraine) en recourant à la manipulation de l’information et à l’ingérence.»
«Les ambassadeurs de l'Union européenne ont décidé, le 10 décembre, de nouvelles sanctions contre la Russie, ajoutant plusieurs personnes et entités à sa vaste liste noire», peut-on lire sur le site de RadioFreeEurope. Jacques Baud, ancien colonel de l'armée suisse, est fiché pour avoir agi «comme porte-parole de la propagande prorusse et propagé des théories du complot, accusant par exemple l'Ukraine d'avoir orchestré sa propre invasion afin d'adhérer à l'OTAN».
13 janvier 2026 , Du complotisme au bannissement, il n’y a qu’un pas.
L’exemple de Jacques Baud

« Moi, si je ne savais que faire des neuf dixièmes de l’humanité, au lieu de leur ouvrir le paradis, je les ferais sauter en l’air et je ne laisserais subsister que le petit groupe des hommes éclairés, qui ensuite se mettraient à vivre selon la science. » (p. 149) Liamchine
Extraits des Démons de Fiodor Dostoïevski (19ème siècle)
L’Occident du 21ème siècle a éteint les lumières et s’éloigne résolument des intellectuels qui ont été jusqu’à risquer leur vie pour la liberté de croire, de penser et de s’exprimer. Il est loin le temps où l’enseignement public était fondé sur des auteurs comme Voltaire dont la pensée était illustrée par la phrase: »Je déteste ce que vous écrivez, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez continuer à écrire. »Actuellement, ceux qui ont le malheur de tenir un discours contrariant sont sévèrement sanctionnés. Nous connaissons l’histoire de l’avocat allemand Reiner Fuellmich que les autorités allemandes ont réussi à faire arrêter sur sol mexicain (!) puis emprisonner durant des années. Aux dernières nouvelles, il y est encore. Bien des corrompus de haut vol ne bénéficient pas d’un traitement si élaboré…
Ce monsieur avait eu le tort de s’être cru libre d’offrir une tribune aux opposants, -notamment de célèbres scientifiques-, à la gestion de la crise covid. De là où il se trouve, il ne peut plus parler.
9 janvier 2026 , L’article de Jacques Pilet sur les sanctions dont est victime Jacques Baud
L’article de Jacques Pilet sur les sanctions dont est victime Jacques Baud, ex-colonel suisse des services de renseignement, ex-expert de l’ONU, ex-délégué auprès de l’OTAN, a suscité de nombreux commentaires, dont celui-ci qui nous semble particulièrement intéressant.
Un commentaire de Yves Borgeaud à propos de l’article de Jacques Pilet du 19 décembre Rogner les libertés au nom de la démocratie
Les intertitres sont de la rédaction
Ce qui arrive est inquiétant, mais parfaitement logique et cohérent du point de vue d’une idéologie dominante désormais bien installée en Europe. La normalisation de la surveillance des discours, justifiée au nom de la lutte contre la désinformation, s’exerce sans garanties procédurales, sans débat public réel et sans pluralité d’interprétations — autrement dit, dans le cadre étroit d’une raison close. Cette dérive n’est pas un accident. Elle s’inscrit dans une architecture politique et économique plus vaste: celle du système néolibéral européen à visée mondialiste, dont les tensions internes deviennent chaque jour plus visibles.
L’Union européenne se présente comme un projet démocratique fondé sur des valeurs — droits fondamentaux, Etat de droit, liberté d’expression. Mais dans les faits, ces principes sont structurellement subordonnés à des impératifs économiques et géopolitiques. Le cœur du pouvoir européen ne réside pas dans la délibération citoyenne, mais dans les traités, les règles budgétaires, les accords commerciaux et les grands «deals» conclus entre institutions, multinationales, acteurs financiers et industries stratégiques. La démocratie y est tolérée tant qu’elle ne perturbe pas le bon fonctionnement du marché.
Neutraliser le débat par la disqualification morale ou par la sanction administrative
Ce renversement est décisif. Dans une démocratie véritablement subsidiaire, l’économie est un moyen au service du politique et du bien commun. Dans l’Union européenne actuelle, c’est l’inverse: le politique devient un instrument de stabilisation d’un ordre économique donné. Toute contestation profonde de cet ordre est alors perçue non comme un désaccord légitime, mais comme une menace systémique. D’où la tentation de neutraliser le débat en amont, par la disqualification morale ou par la sanction administrative.
La sanction infligée à Jacques Baud illustre parfaitement cette logique. Il ne s’agit pas de réfuter ses analyses, mais de les rendre inaccessibles, inaudibles, voire socialement toxiques. Le procédé est révélateur: pas de procès, pas de contradiction, pas de droit de réponse. Une décision technocratique, opaque, justifiée par des catégories floues — «propagande», «complotisme» — devenues des instruments de gouvernement. Nous ne sommes plus dans une démocratie délibérative, mais dans une gestion des récits.
Ce glissement est cohérent avec l’idéologie néolibérale elle-même. Un système qui se présente comme rationnel, scientifique et inévitable finit toujours par considérer la critique comme une irrationalité dangereuse. Or le néolibéralisme européen est aujourd’hui traversé de contradictions majeures: promesse de souveraineté populaire contre réalité d’une gouvernance hors sol, discours de paix contre escalade militariste, défense proclamée des droits humains contre violations procédurales manifestes. Mais ce système n’est plus capable de voir ses propres incohérences, aveuglé par ses angles morts idéologiques.
«En réduisant le champ du dicible, on réduit le champ du pensable»
L’aveuglement n’est pas seulement institutionnel, il est culturel. En réduisant le champ du dicible, on réduit mécaniquement le champ du pensable. La société s’habitue à des récits simplifiés, manichéens, émotionnels. La complexité devient suspecte. La nuance est interprétée comme une trahison. C’est ainsi que s’installe une ploutocratie douce: un pouvoir concentré entre quelques grands acteurs économiques et politiques, protégé non par la force brute, mais par la gestion de l’opinion et la moralisation du débat.
Ce que nous vivons n’est donc pas seulement une crise de la liberté d’expression, mais une crise de la démocratie comme processus vivant. Une démocratie sans conflit réel, sans pluralité authentique, sans contestation structurée, n’est plus qu’une façade procédurale. Elle subsiste formellement, mais se vide de sa substance.
Résister à cette dérive ne consiste pas à défendre indistinctement toutes les opinions, mais à défendre le droit au dissensus, à l’erreur, à l’analyse non alignée. Cela implique de renverser la hiérarchie actuelle des priorités: redonner à la politique ouverte sa primauté sur l’économie, au débat transdisciplinaire sa primauté sur la gestion technocratique, et à l’intelligence collective sa primauté sur la peur.
Sans cela, l’Union européenne risque de réussir une prouesse historique: préserver les formes de la démocratie tout en en détruisant l’esprit. ET UNE DÉMOCRATIE QUI NE SUPPORTE PLUS D’ÊTRE INTERROGÉE FINIT TOUJOURS PAR SE DISSOUDRE DANS CE QU’ELLE PRÉTEND COMBATTRE.
La Suisse hésite-t-elle à se positionner par prudence stratégique, ou cette retenue révèle-t-elle une proximité — assumée ou non — avec les mêmes forces idéologiques et intérêts ploutocratiques qu’elle prétend observer à distance?
Yves Borgeaud
18 décembre 2025 , 𝗟’𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗱’é𝘁𝗮𝘁-𝗺𝗮𝗷𝗼𝗿 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗕𝗮𝘂𝗱 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝘁𝗼𝘂𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲:
𝗟’𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗱’é𝘁𝗮𝘁-𝗺𝗮𝗷𝗼𝗿 𝗝𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗕𝗮𝘂𝗱 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝘁𝗼𝘂𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲:
𝗣𝗮𝗿𝗰𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗲𝘁 𝘇𝗼𝗻𝗲𝘀 𝗱’𝗼𝗺𝗯𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗰𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗲𝗻𝘀𝘂𝗿𝗲 𝗶𝗻é𝗱𝗶𝘁
𝘾𝙤𝙢𝙥𝙩𝙚-𝙧𝙚𝙣𝙙𝙪 𝙙𝙚 𝙡’𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚𝙩𝙞𝙚𝙣 𝙚𝙣𝙩𝙧𝙚 𝙅𝙖𝙘𝙦𝙪𝙚𝙨 𝘽𝙖𝙪𝙙 𝙚𝙩 𝙍𝙤𝙜𝙚𝙧 𝙆ö𝙥𝙥𝙚𝙡 𝙧é𝙙𝙖𝙘𝙩𝙚𝙪𝙧 𝙚𝙣 𝙘𝙝𝙚𝙛 𝙙𝙚 «𝘿𝙞𝙚 𝙒𝙚𝙡𝙩𝙬𝙤𝙘𝙝𝙚»
𝗟𝗲 18 𝗱é𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 2025, 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗶𝗱é𝗼 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶é𝗲 𝗽𝗮𝗿 𝗗𝗶𝗲 𝗪𝗲𝗹𝘁𝘄𝗼𝗰𝗵𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗲 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲𝘁𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘅𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗳 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗮𝗰𝗿é à 𝘂𝗻 𝗱𝗼𝘀𝘀𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗿é𝘀𝗲𝗻𝘁é 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗵𝗮𝘂𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿é𝗼𝗰𝗰𝘂𝗽𝗮𝗻𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹’𝗘𝘂𝗿𝗼𝗽𝗲, 𝗲𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗦𝘂𝗶𝘀𝘀𝗲: 𝗹𝗮 𝗰𝗲𝗻𝘀𝘂𝗿𝗲 𝗲𝘁 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗶𝗻𝗳𝗹𝗶𝗴é𝗲𝘀 à 𝘂𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗿 𝘀𝘂𝗽é𝗿𝗶𝗲𝘂𝗿 𝗵𝗲𝗹𝘃é𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲. 𝗟’é𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 𝗿𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗶𝗱é𝗿𝗮𝗻𝘁𝗲, 𝗾𝘂𝗶 𝗺𝗲𝘁 𝗲𝗻 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗶𝗻𝗰𝗶𝗽𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗻𝗱𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗹’É𝘁𝗮𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁, 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶𝗲𝗿 𝗿𝗮𝗻𝗴 𝗱𝗲𝘀𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝗳𝗶𝗴𝘂𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁é 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲, 𝗹𝗮 𝗹𝗶𝗯𝗲𝗿𝘁é 𝗱’𝗼𝗽𝗶𝗻𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁𝘀 𝗵𝘂𝗺𝗮𝗶𝗻𝘀. SUITE

5 décembre 2025 , La Chute du Droit Naturel « L’affaire Jacques Baud »,
« L’affaire Jacques Baud », symptôme d’un basculement de civilisation
Un citoyen suisse, ancien colonel, expert reconnu au sein de l’ONU et collaborateur de l’OTAN, est soumis à des sanctions financières et à une interdiction de territoire par l’Union européenne, non pas en raison d’actes criminels, mais à cause de ses analyses sur le conflit en Ukraine. Aucune procédure judiciaire, aucune audience, aucun juge, aucune défense véritable : une simple décision administrative lui enlève ses revenus et ses droits fondamentaux.
D’un point de vue juridique traditionnel, cela enfreint déjà des principes fondamentaux tels que :
• le droit à être entendu,
• la présomption d’innocence,
• le droit à un recours effectif.
Cependant, au-delà du droit positif, une menace plus grave pèse sur la légitimité de l’ordre juridique.
Lorsque la loi ne sert plus la justice, elle devient un outil de pouvoir au service de l’oppression.
Droit naturel face à la loi de la force
La tradition du droit naturel, qui va d’Aristote à Rousseau en passant par le jusnaturalisme moderne, rappelle une vérité essentielle : il existe des droits qui ne sont pas octroyés par l’État, mais qui émanent de la dignité humaine elle-même.
Parmi ces droits figurent :
• le droit à la vérité (ou, au minimum, à la quête authentique de la vérité),
Sanctionner un homme parce qu’il propose une lecture différente d’un conflit, fondée sur des sources occidentales publiques, ce n’est pas « lutter contre la désinformation », c’est « criminaliser la diversité d’opinion ».
À partir de là, nous ne sommes plus dans un État de droit au sens fort du terme, mais dans un système qui utilise la forme juridique pour imposer un récit officiel.
Le message sous-jacent est limpide :
« Tu es libre de penser… tant que tu partages notre point de vue. » La Suisse : de rempart des libertés individuelles à complice muette La Suisse a historiquement été bâtie sur une compréhension proche du droit naturel : des droits jugés inaliénables, une méfiance à l’égard des autorités centrales, et une forte souveraineté populaire.
Face à la sanction infligée à un citoyen suisse par une puissance étrangère, sans procès ni défense, quelle est la réaction du Conseil fédéral ? Il choisit le silence.
Ce silence n’est ni neutre ni anodin. Il signifie en creux :
qu’un État étranger peut détruire la vie d’un Suisse pour ses idées, et que le gouvernement suisse n’ose plus le défendre.
Pourquoi cette inaction ? Parce que la Suisse se retrouve désormais piégée dans un cercle vicieux :
• 50 à 60% de la législation suisse est d’ores et déjà influencée ou alignée sur le droit européen ;
Autrement dit : plus la Suisse s’aligne, moins elle peut invoquer ses propres principes.
Un État qui n’ose plus défendre ses citoyens par crainte d’un partenaire économique a déjà sacrifié une part essentielle de sa souveraineté.
Le nouveau blasphème : penser autrement que l’OTAN Le point philosophique central est le suivant : la pensée stratégique indépendante devient un tabou politique.
Ce que l’on reproche à Jacques Baud n’est pas de mentir, ni d’inventer des faits, ni d’appeler à la haine, mais :
• de contester la narration dominante sur l’Ukraine,
Dans une société en bonne santé, un tel point de vue serait entendu dans les parlements, relayé par les médias, et intégré au débat public précisément parce qu’il dérange. Dans le système qui s’installe, il est puni.
Cette inversion est typique d’un monde qui renonce à la recherche de la Vérité pour se réfugier dans la gestion du récit dominant.
La question n’est plus : « Est-ce vrai ? », mais : « Est-ce conforme à la ligne ? ».
Le point de vue de Themisia Gioia : pourquoi cette affaire est un signal d’alarme ?
La vision de Themisia Gioia est de restaurer la dignité humaine par le biais de la justice, de la culture et de la conscience.
Dans ce contexte, l’affaire Baud ne peut être considérée comme un simple dossier parmi d’autres :
c’est un véritable test de civilisation.
Elle met en lumière plusieurs dérives préoccupantes :
• le passage du délit d’action au délit d’opinion ;
• c’est le droit pour chacun d’entre nous de penser à contre-courant sans risquer la mort civile et sociale ;
Un ordre juridique qui ne se laisse plus guider par la justice, la vérité et la conscience est un ordre qui commence à se décomposer.
C’est précisément ici que commence le travail de conscience civique :
Oser identifier cette décomposition et refuser d’y participer.
Un appel fondé sur les faits observables, loin de toute idéalisation romantique.
Défendre les droits inaliénables et le respect de l’intégrité de la personne n’est pas abstrait : c’est une question d’ordre pratique et observable, car cela touche directement à la manière dont les vies réelles sont, soit détruites, soit préservées.
À partir de cette affaire, trois exigences s’imposent :
- Exiger du Conseil fédéral une prise de position claire sur la sanction de Jacques Baud et sur la compatibilité de ce type de mécanisme avec les valeurs suisses.
- Rejeter, tant par le dialogue que par le vote, tout accord qui placerait le droit européen au-dessus du jugement éthique et politique du peuple suisse (Bilatérales III).
- Apporter soutien à ceux qui, comme Baud, subissent les conséquences de leur liberté d’expression : les lire, les inviter et les défendre lorsqu’ils sont victimes de diffamation ou de sanctions.
Il ne s’agit pas uniquement d’un combat juridique. C’est un combat pour que le droit retrouve son essence :
La dignité humaine n’est pas un concept, c’est un acte. C’est le refus de participer à l’injustice, même lorsque le silence est plus confortable.
La liberté d’expression en est l’armature : elle permet à chacun d’affirmer sa conscience sans craindre d’être écrasé pour ses idées.
L’affaire Baud nous rappelle que la vraie Suisse n’existe que si nous la défendons activement. Themisia Gioia existe précisément pour cela : restaurer ce qu’on croyait perdu, réveiller ce qu’on croyait endormi.

GUERRE D'UKRAINE - SANCTIONNER UN ANALYSTE, EFFACER L’HISTOIRE
Quand l’Union européenne punit ceux qui refusent l’amnésie stratégique
Il existe désormais, au sein de l’Union européenne, une frontière qu’on ne voit pas mais qu’on sent très bien : celle de l’histoire autorisée. Jacques Baud, ancien colonel de l’armée suisse, n’est pas sanctionné pour avoir appelé à la violence, ni pour avoir livré des secrets militaires, ni même pour avoir menti. Son péché est plus simple, et plus grave aux yeux de Bruxelles : il a refusé de réciter le conte officiel. Celui d’une guerre d’Ukraine surgie en février 2022, sans passé, sans causes, sans responsabilités partagées. Un éclair dans un ciel bleu. Dire que les conflits ont une généalogie, des couches, des précédents, est devenu suspect.
Ce que certains médias appellent « propagande prorusse » tient surtout d’une insubordination intellectuelle : le refus d’oublier.
L’UKRAINE ET LA RUS’ DE KIEV : UNE HISTOIRE QU’ON PRÉFÈRE FAIRE TAIRE
Rappeler que l’Ukraine entretient des liens historiques profonds avec la Russie n’est ni une opinion ni une provocation. C’est un fait. La Rus’ de Kiev, fondée au IXᵉ siècle, est le socle commun des Russes, des Ukrainiens et des Biélorusses. Kiev n’est pas une périphérie tardive happée par Moscou : elle est le berceau du monde slave oriental. Bien avant les États-nations. Bien avant l’Union européenne. Bien avant les slogans.
L’indépendance proclamée en 1991 est incontestable juridiquement. Mais elle n’efface ni mille ans d’histoire partagée, ni l’imbrication linguistique, culturelle et religieuse des populations. Le rappeler suffit aujourd’hui à vous coller une étiquette.
1989–1991 : LA GUERRE AVANT LA GUERRE
La guerre d’Ukraine ne commence pas avec des chars en 2022. Elle commence quand l’ordre soviétique s’effondre, à partir de 1989, puis se dissout en 1991. Des millions de Russes se retrouvent alors hors de la Fédération de Russie, notamment en Ukraine orientale et en Crimée. Une fracture durable, silencieuse, explosive.
Au même moment, l’Occident promet à Moscou que l’OTAN ne s’étendra pas vers l’Est. Promesse documentée, répétée, puis vidée de son sens. L’élargissement suit. La méfiance s’installe. La confrontation s’enracine. La guerre commence là. Sans obus. Avec des engagements trahis.
2004–2005 : LA RÉVOLUTION ORANGE, PREMIER BASCULEMENT
On la présente comme spontanée. Elle ne l’était pas. La révolution orange est la première grande bascule géopolitique de l’Ukraine vers l’Ouest. Soutiens politiques, financements, ONG : tout y est. L’élection est annulée. Le pouvoir change de mains. Le message est limpide.
Pour Moscou, l’Ukraine cesse d’être un État tampon fragile. Elle devient un terrain de confrontation directe. La neutralité est morte. Bien avant Maïdan. Bien avant 2014. Bien avant 2022.
OTAN ET UKRAINE : LA LIGNE ROUGE DÉCLARÉE
Année après année, l’Ukraine est intégrée de facto aux structures militaires occidentales. Exercices conjoints. Formations. Doctrines. Puis Bucarest, 2008 : l’OTAN affirme que l’Ukraine et la Géorgie deviendront membres.
Pour la Russie, ce n’est pas théorique. C’est existentiel. Comme Cuba en 1962 pour Washington. Prétendre que cette dynamique n’a joué aucun rôle dans l’escalade relève de la fable.
2014 : MAÏDAN, OU LA GUERRE QUI NE VEUT PAS DIRE SON NOM
2014 fait sauter le verrou. Le président élu Viktor Ianoukovitch est renversé, avec le soutien affiché des États-Unis et de l’Union européenne. La Crimée vote son rattachement à la Russie. Le Donbass se soulève. La guerre civile commence.
De 2014 à 2022, des milliers de civils meurent dans l’est de l’Ukraine, majoritairement russophones. Ces morts-là ne servent aucun récit. Elles disparaissent.
AZOV, BANDERA ET LES ANGLES MORTS DE BRUXELLES
Rappeler l’intégration de milices ouvertement néonazies dans la garde nationale ukrainienne, la glorification officielle de Stepan Bandera, l’usage de symboles SS documentés pendant des années, n’a rien d’un fantasme. Ce sont des faits. Largement tolérés. Curieusement invisibles pour des institutions pourtant promptes à s’indigner ailleurs.
Cette asymétrie morale n’est pas un accident. Elle est structurelle.
JACQUES BAUD : COUPABLE D’AVOIR REFUSÉ LA SIMPLIFICATION
Jacques Baud n’est pas sanctionné pour avoir menti. Il l’est pour avoir refusé la simplification infantile. Pour avoir rappelé que la sécurité repose sur des équilibres. Que les guerres ont des causes. Que l’Ukraine de 2022 n’est pas une page blanche.
Il parle en analyste stratégique. Dans un monde qui exige des récits moraux simples.
CONCLUSION : QUAND LE RÉCIT REMPLACE L’HISTOIRE
En sanctionnant Jacques Baud, l’Union européenne ne combat pas la propagande. Elle combat la complexité. Elle trace une frontière nette entre ce qu’on peut dire et ce qu’il faut taire. Entre l’histoire et le récit. Jacques Baud n’est pas dangereux pour la sécurité européenne. Il est dangereux pour la fable officielle. Et aujourd’hui, cela suffit.
Il Y A Des Moments Où Le Silence Devient Une Faute Politique.
Il y a des moments où le silence devient une faute politique. Quand un citoyen suisse est publiquement stigmatisé par une puissance étrangère sans jugement, sans procédure contradictoire et sans base en droit suisse, la Confédération ne peut pas se taire. Et lorsque ce silence est accompagné par une reprise servile du narratif européen par des médias publics financés par l’impôt, on ne parle plus d’information, mais de renoncement. L’affaire Jacques Baud n’est pas une polémique médiatique : c’est un test décisif de souveraineté, de neutralité et de courage institutionnel.
🇨🇭 Silence d’État et propagande subventionnée : quand la Suisse abandonne l’un des siens
Il y a des silences qui protègent. Et il y a des silences qui trahissent.
Dans l’affaire Jacques Baud, le mutisme du Département fédéral des affaires étrangères est assourdissant. Pendant que des institutions étrangères stigmatisent un citoyen suisse sans jugement, une plateforme publique, SWI swissinfo.ch, financée par la SSR SRG, relaie docilement le libellé politique d’une décision européenne — sans contradictoire, sans esprit critique, sans exigence journalistique.
Le procédé est désormais bien rodé. Comme récemment à la RTS, on reprend mot pour mot l’argumentaire d’une autorité étrangère, on convoque un « expert » militant à charge, et l’on transforme une sanction administrative en verdict moral. Le tout payé par l’argent du contribuable suisse.
Où est la Confédération?
Dans un pays normal, lorsqu’un ressortissant est pris en otage — fût-ce juridiquement — par une puissance étrangère, l’appareil diplomatique se met en mouvement. Des task forces sont créées, la communication est assurée, les démarches sont claires. Ici, rien. Parce que les preneurs d’otage portent des cravates et siègent à Bruxelles, l’inaction devient la règle. L’Union européenne sanctionne, stigmatise, gèle des droits. Et Berne regarde ailleurs.
L’argument avancé — une prétendue « propagande » — ne résiste pas à l’examen. Depuis quand l’expression d’analyses dissidentes constitue-t-elle un « crime » sans procès ? Depuis quand l’usage de termes controversés justifie-t-il des sanctions extraterritoriales ? Montesquieu rappelait que « la liberté est le droit de faire tout ce que les lois permettent ». Or ici, il n’y a ni loi suisse violée, ni décision judiciaire. Seulement une décision politique étrangère, reprise comme une vérité révélée.
Le plus grave est ailleurs.
Le Secrétariat d’État à l’économie reconnaît que la Suisse ne reprend pas ce régime de sanctions. Très bien.
Mais alors pourquoi ce silence diplomatique ? Deux hypothèses existent : soit des démarches existent et sont cachées — ce qui pose un problème démocratique majeur — soit il n’y en a pas. Dans ce second cas, la Suisse abandonne un de ses citoyens à une mesure arbitraire, créant un précédent redoutable.
Hannah Arendt écrivait que « la propagande devient dangereuse lorsqu’elle remplace la pensée ». C’est exactement ce qui se produit lorsque des médias publics cessent d’informer pour relayer des narratifs officiels, et lorsque l’État renonce à protéger ses ressortissants par crainte de déplaire.
Conclusion —La neutralité ne se proclame pas, elle se défend
Le scandale n’est pas qu’européen. Il est suisse. Il tient dans ce double renoncement : un journalisme public transformé en chambre d’écho, et une diplomatie qui se tait quand elle devrait parler. Aujourd’hui Jacques Baud. Demain, qui ?
Une Confédération qui n’ose plus défendre les siens a déjà commencé à perdre sa souveraineté.
👉 Souveraineté Suisse
FB décembre 2025 , La honte de la neutralité suisse
Incroyable volonté de Bruxelles
Il est tout simplement incroyable qu'un citoyen suisse comme Jacques Baud soit sanctionné par l'UE et quasiment massacre dans un train ouvert dans un pays étranger. Baud, qui vit à Bruxelles, ne peut pas quitter la Belgique sans se rendre dans une affaire criminelle - les menottes seraient immédiatement saisies dès qu'il passera la frontière. Cet homme, un analyste chevronné et ancien officier, n'a fait que poser des faits sur la table. Il n'a pas menti, ce n'est pas un connaisseur aveugle de poutine, il a juste analysé ce qui se passe, comme son travail l'exige. Mais aux yeux des bureaucrates de l'UE, cela suffit pour le qualifier de propagandiste et pour le manœuvrer dans cette situation absurde.
Le conseil fédéral lâche et sa trahison
Encore plus honteux est le comportement du conseil fédéral qui obstinément et obstinément ne fait rien pour soutenir ses propres citoyens. Au lieu de cela, il affirme clairement que ses devoirs vassaux envers l'UE et la dictature bruxelloise sont plus importants pour lui que les droits des Suisses. Cela est à la frontière de la trahison et du nationalisme, et il faut la condamner de la manière la plus sévère. Ces politiciens, qui veulent si impatiemment rejoindre le soi-disant Quatrième Reich, espèrent apparemment un progrès personnel et plus d'influence dans les salles du pouvoir. Ils sacrifient la souveraineté de leur pays pour quelques miettes à la table des Eurocrates - cynique, lâche et absolument dégoûtant.
La mission suisse : consciemment inactive
La mission suisse à Bruxelles était consciente de la sanction imminente et n'a pas levé le petit doigt pour avertir ou protéger le bâtiment. Au lieu de cela, Baud a lui-même essayé d'accomplir la mission après avoir entendu un journaliste – ou mieux dit, via une source journalistique telle que Radio Free Europe – au sujet des plans. Ce n'est qu'après des tentatives interminables et des temps d'attente qui ont traîné pendant des jours qu'il y a eu un retour tiède qui n'a finalement rien changé. Ce n'est pas seulement incompétent, c'est une négligence criminelle qui met un compatriote dans le piège.
La presse suisse sans vergogne
Et puis la presse suisse - au lieu de défendre Baud, ils le condamnent et le discréditent à chaque occasion, le nomme complot et ignore les faits. Des journaux comme NZZ ou Swissinfo couvrent la question, mais avec une entreprise qui qualifie le bâtiment de problématique au lieu de critiquer la volonté de l'UE. Le traitement de la chaîne de propagande SRF est particulièrement dégoûtant qui est financé par des frais forcés et passe ainsi au-dessus des têtes des citoyens. Dans leurs posts, Baud est juste condamné : il est présenté comme un "expert proche de Poutine", comme quelqu'un qui "désinformation" avant même qu'il n'y ait aucune preuve de fausse déclaration sur la table. Le SRF prétend être le bras étendu de l'autorité de censure de l'UE - une honte pour une station de droit public qui devrait en fait neutralité et équilibre. Au lieu de cela, elle fait des préjugés et de la diffamation contre un suisse qui n'a fait que son travail. Les médias, qui font eux-mêmes partie du système, faisant taire les critiques - une triste preuve de la saleté du journalisme dans un pays qui se vantait autrefois pour la liberté.
Où l'erreur mène
Toute cette farce n'est qu'un symptôme de l'idéologie gauche-vert-marxiste-socialiste-communiste. Elle se dirige vers une dystopie totalitaire, où les opinions dissidentes sont étranglées par des sanctions, la liberté n'est qu'une phrase creuse et les élites de Bruxelles décident de la vie et de la mort. C'est le point final naturel : de la supposée tolérance à l'oppression ouverte, des utopies vertes à la dictature rouge. Si même des Suisses neutres comme Baud sont sacrifiés pour protéger le récit, alors bonne nuit, démocratie - bienvenue dans le nouveau goulag de l'UE.
25 décembre 2025 , L’UE vient de sanctionner Jacques Baud et Xavier Moreau sans procès
L’UE vient de sanctionner Jacques Baud et Xavier Moreau sans procès, interdiction de voyager, de travailler, de s’exprimer… La Commission européenne a violé 7 droits fondamentaux de ces deux analystes, et menace aussi les bi-nationaux (franco-algériens notamment) qui les suivent. @idrissaberkane analyse dans cette vidéo les conséquences gravissimes de cette dérive autoritaire.
C’EST TRÈS GRAVE, REGARDEZ ET PARTAGEZ MASSIVEMENT !
Lien de la vidéo complète :https://youtu.be/Dc-_L0mkiUE?si=f-LB9EIMcsTJVghq



