My Step

21 novembre  Nouvelle société privée MyStep SA

Actuellement propriété de la ville de Martigny, la Step et le réseau principal des eaux usées devraient être transférés à Mystep SA, dont le capital serait réparti entre les huit communes utilisatrices. Le Nouvelliste

Les Conseils généraux de Martigny, Fully et Val de Bagnes et les assemblées primaires de Bovernier, Liddes, Martigny-Combe et Sembrancher vont voter sur le même objet ces prochaines semaines: la création de la société anonyme Mystep SA.


Aujourd’hui, les eaux de ces huit communes (pour la partie Vollèges en ce qui concerne celle de Val de Bagnes) sont traitées à la station d’épuration (Step) de Martigny. Mais c’est la seule ville de Martigny qui gère cette installation et le budget de 3 millions qui s’y rapporte, et qui prend toutes les décisions. Les autres utilisateurs doivent se contenter de payer leur part aux frais et aux investissements.
L’idée soumise aux citoyens de la région consiste à faire passer la propriété de la Step, et du réseau principal des eaux usées, à Mystep SA, dont le capital de 1,2 million sera réparti entre les huit communes. Martigny possédera 4000 actions, Fully 2000 et les six autres 1000 actions chacune.
Mises à niveau avant transfert
En cas d’acceptation, les installations d’épuration vont passer sous l’égide de la nouvelle SA en 2026. Les 35 km de canalisations et les ouvrages spéciaux (bassins de rétention, stations et pompage, etc.) devront être mis à niveau par les communes ou groupements de communes qui en sont propriétaires aujourd’hui, avant qu’ils soient transférés à Mystep SA, au plus tard à la fin 2029. Ce transfert, compensé par des actions, n’entraînera pas de paiement en cash.
Sinergy va poursuivre la gestion de la Step et étendre son action au réseau principal des eaux usées, géré actuellement par les communes traversées.
La clé de répartition des frais entre les communes est connue. Ce sera 54,57% pour Martigny, 19,72% pour Fully, 9,05% pour Orsières, 6,23% pour Martigny-Combe, 4,14% pour Val de Bagnes, 2,76% pour Sembrancher, 1,79% pour Bovernier et 1,74% pour Liddes.
74 millions à investir
Si le changement du mode de gestion intervient maintenant, c’est que la Step de Martigny doit être modernisée et agrandie.
Les investissements nécessaires sont estimés à plus de 74 millions de francs, des travaux qui devraient être subventionnés par l’Etat du Valais et la Confédération à hauteur de 11 millions.
La Step actuelle a été construite en 1974. Conçue à l’origine pour 10 000 habitants, elle est sous-dimensionnée pour gérer les eaux de plus de 42 000 habitants et elle n’est pas adaptée au traitement des micropolluants, notamment les PFAS, et de l’azote. «Moderniser la station d’épuration de Martigny n’est plus une simple option. C’est une obligation légale», lit-on dans un communiqué commun des huit communes.
Le Conseil municipal de Martigny a déjà adjugé, en juin dernier, des travaux d’ingénieurs pour cette extension, appelé Step 2050, à la société Holinger.
Bovernier ouvre le bal
L’assemblée primaire de Bovernier est la première à se prononcer sur Mystep SA. Elle le fera le 24 novembre. Le processus démocratique se poursuivra dans les autres communes jusqu’au 16 décembre.

.

Question : Privatisation Du Dernier Élément, À Savoir L'EAU ?

- On débute par l'assainissement

Assainissement: Compétences et responsabilités (7.7.2021)

La personne qui est tenue d'assainir doit:

  • élaborer le projet d'assainissement, par lequel elle propose à l'autorité la variante qui lui semble la mieux adaptée ainsi que les buts définitifs de l'assainissement
  • procéder à la planification des travaux et solliciter les autorisations nécessaires (selon le type de site à assainir et les prescriptions régissant la construction)
  • procéder à l'assainissement et si nécessaire à la surveillance du site, élaborer une documentation à ce propos et notifier le succès des mesures prises.


L'autorité cantonale en charge de l'environnement doit:

  • évaluer les mesures d'assainissement prévues par le projet et fixer les buts finaux de l'assainissement, les délais et les éventuelles autres conditions
  • décider de la répartition des coûts s'il y a plusieurs responsables
  • au terme de l'assainissement, se prononcer au sujet du succès des mesures prises et du rapport d'assainissement.

Informations sur Altis et la STEP 

ALTIS assume la tâche de collecte et de traitement des eaux usées sur le territoire de la Commune de Val de Bagnes.

Eaux usées

ALTIS, par son unité d’affaires EAU, assume aujourd’hui les tâches de collecte et de traitement des eaux usées sur le territoire de la commune de Val de Bagnes selon les dispositions d’exécution du règlement communal sur l’assainissement des eaux.

Les eaux usées, aussi appelées » effluents liquides » sont des » eaux polluées « , constituées de toutes les eaux de nature à contaminer, par des polluants physiques, chimiques ou biologiques, les milieux dans lesquels elles sont déversées.

Le réseau d’égouts représente plus de 109 km de canalisations collectant les eaux de près de 4’000 bâtiments, un bassin d’eaux pluviales au bas de Verbier ainsi que 27 déversoirs d’orages et 8 stations de pompage répartis sur le vaste territoire communal.

Plus de 1,6 million de m³ d’eaux usées sont épurées avant leur rejet. L’importante variation des charges polluantes liées à la fréquentation touristique de Verbier est un important challenge aujourd’hui relevé. Ainsi, la capacité d’épuration est amenée à 60’000 EH (Equivalents-Habitants). Les eaux usées de Verbier ont la particularité d’être turbinées en entrée de STEP. Les installations de prétraitement des eaux de la STEP de Profray se composent d’un dégrilleur grossier, d’un dessableur et d’un dégrilleur fin. Les installations de traitement des eaux usées comprennent un décanteur primaire équipé d’une installation de coagulation/floculation, d’installations de biofiltration et de dénitrification, ainsi que d’une filtration. Les boues issues du traitement des eaux usées sont traitées au travers d’une installation d’épaississement pour transiter au travers de deux digesteurs. Le biogaz issu de cette digestion est valorisé pour la production de chaleur et d’électricité. Un filtre et une centrifugeuse permettent de minimiser le volume des boues acheminées vers l’usine d’incinération la plus proche.

Eaux claires

ALTIS, par son unité d’affaires EAU, contribue aujourd’hui aux tâches de collecte des eaux claires sur le territoire de la commune de Val de Bagnes selon les dispositions d’exécution du règlement communal sur l’assainissement des eaux et des directives sur la gestion des eaux pluviales. La responsabilité est en mains du dicastère Routes et Travaux publics de la Commune Val de Bagnes.

Les eaux claires sont des » eaux non polluées « , constituées de pluie (eaux météoriques) et des eaux de drainages. Ces eaux doivent être infiltrées ou déversées, après rétention, dans les eaux superficielles.

Les exigences en matière de protection des eaux impliquent une gestion qualitative et quantitative des eaux rejetées. Elles visent notamment à assurer un fonctionnement du régime hydrologique (cycle de l’eau) proche du fonctionnement naturel. Leur mise en oeuvre implique d’aller au-delà de la simple séparation des eaux usées et des eaux claires, en prenant des mesures permettant de réduire l’effet de l’imperméabilisation des sols sur le ruissellement de surface. Cette approche permet notamment de pallier les principaux inconvénients des réseaux séparatifs, à savoir l’augmentation des débits d’eaux évacués vers les milieux récepteurs et la réduction de la réalimentation des eaux souterraines.

Sur le site d'Altis : L’eau au centre des enjeux

Cette proximité facilite la création de synergies avec les équipes du service des eaux d’ALTIS et les collaborateurs de BlueArk, déjà engagés depuis plusieurs années dans le développement de projets innovants en lien avec la gestion de l’eau. Ressource aux multiples facettes, l’eau concentre de nombreux enjeux en matière d’agriculture, de production d’énergie, de biodiversité, de sécurité ou de tourisme. Les récents épisodes de sécheresse soulèvent par ailleurs de nouvelles questions sur la manière dont nous aurons à gérer cet or bleu dans un contexte de changement climatique. Les recherches conduites par l’antenne pourront explorer ces différentes dimensions, en tirant parti des infrastructures en place sur le territoire.

Soutien communal

L’implantation de cette antenne académique s’inscrit dans la volonté des autorités communales de Val de Bagnes de soutenir l’innovation. En début d’année, le Conseil général avait accordé un crédit complémentaire de 300’000 francs pour la participation au financement de ce pôle de recherche sur l’eau.

13 juin 2025 , Une faillite évitée de justesse pour Altis