Suisse - Union Européenne

7 avril 2026 FB , FRANC SUISSE: BERNE SURVEILLE LA TEMPÊTE, MAIS NE TIENT PAS LE VOLANT

Une devise sous surveillance, pas une arme librement maniable

Le vrai problème n’est pas de savoir si la Suisse aimerait un franc un peu moins fort. Le vrai problème est qu’elle n’a plus la liberté politique ni la puissance monétaire pour organiser durablement un affaiblissement du franc au bénéfice de ses exportateurs. Les États-Unis ne disent pas que la Suisse manipule actuellement sa monnaie, et le Trésor américain écrit même qu’aucun grand partenaire commercial n’a rempli les trois critères menant à une analyse renforcée dans son rapport de janvier 2026. Mais la Suisse reste sur la Monitoring List, parce qu’elle combine un fort excédent courant et un important excédent commercial vis-à-vis des États-Unis.

Quand Washington regarde la Suisse, il regarde aussi la pharma


Cette surveillance n’a rien d’abstrait. Le rapport américain de janvier 2026 indique que l’excédent suisse de biens et services avec les États-Unis a atteint 46 milliards de dollars sur les quatre trimestres jusqu’à juin 2025, avec une hausse portée surtout par l’or, mais aussi, dans une moindre mesure, par les exportations pharmaceutiques. Le même rapport chiffre l’excédent courant suisse à 8,1% du PIB. Autrement dit, dès que la Suisse touche au change, Washington ne voit pas une petite manœuvre technique: il voit potentiellement une économie ultra-exportatrice qui tente de préserver ses rentes.

La BNS peut intervenir, mais elle ne peut pas gagner la guerre contre le marché

C’est ici que le discours alarmiste devient souvent ridicule. Oui, la BNS peut encore intervenir sur le marché des changes. Oui, elle a rappelé le 19 mars 2026 qu’elle avait accru sa disposition à intervenir, tout en laissant son taux directeur à 0%. Mais cela ne signifie pas qu’elle puisse empêcher l’envolée du franc. Cela signifie seulement qu’elle peut essayer d’en amortir certains excès. Même Reuters relevait en mars que les économistes ne voyaient pas là une capacité à stopper durablement l’appréciation, encore moins à rétablir un véritable plancher ou un nouveau régime de franc affaibli.

Le passé a déjà tranché la question

L’histoire récente a d’ailleurs déjà répondu. En 2015, la BNS a abandonné le cours plancher de 1,20 franc pour un euro parce qu’il était devenu insoutenable. Elle a elle-même expliqué qu’en raison de la faiblesse généralisée de l’euro, les interventions nécessaires auraient pris une ampleur incontrôlable. Elle a répété ensuite que le volume d’interventions requis pour défendre ce dispositif menaçait d’échapper à tout contrôle. Donc non, la Suisse ne dispose pas d’un bouton magique permettant de tenir tête pendant des années aux flux mondiaux, au statut refuge du franc et à la faiblesse relative de l’euro ou du dollar. Elle peut retarder, pas renverser la tendance de fond.

Les taux négatifs n’ont jamais créé un franc durablement faible

Même constat pour les taux négatifs. Ils ont pu atténuer une partie de la pression à certains moments, mais ils n’ont pas refait la hiérarchie monétaire mondiale. Le franc est resté une valeur refuge, l’euro a continué à subir ses propres fragilités structurelles, et le dollar a poursuivi ses cycles indépendants. En mars 2026 encore, malgré le discours plus offensif de la BNS, le franc touchait des sommets pluriannuels contre l’euro et continuait de peser sur les industriels suisses. Cela confirme exactement votre point: la Suisse peut parfois ralentir le mouvement, mais elle ne peut pas décréter durablement un franc faible contre le reste du monde.

La déclaration avec Washington fixe la limite politique

La déclaration conjointe du 29 septembre 2025 entre les États-Unis, le Département fédéral des finances et la BNS résume parfaitement la situation. Les deux pays y réaffirment qu’ils ne ciblent pas les taux de change à des fins concurrentielles. Cela veut dire en clair: vous pouvez encore intervenir face à un épisode chaotique, mais vous ne pouvez pas transformer la politique de change en subvention déguisée à l’exportation. Dans ces conditions, imaginer une stratégie monétaire suisse spécialement conçue pour soulager la pharma relève de la fiction.

La pharma ne sera pas sauvée par le franc

Pour l’industrie pharmaceutique, la conclusion est donc encore plus nette. La Suisse ne peut ni politiquement ni économiquement organiser une baisse durable du franc pour la soutenir. Et même si elle y parvenait un peu, l’effet resterait limité face aux vrais déterminants du secteur: l’accès au marché américain, la réglementation, la propriété intellectuelle, la fiscalité, les coûts de production, l’énergie, la recherche et les choix des multinationales. Berne peut négocier, aménager, sécuriser un cadre, mais elle ne peut pas sérieusement bricoler le taux de change pour doper discrètement la pharma sans s’exposer immédiatement à la suspicion américaine.

Ce que prépare vraiment Berne

Dès lors, une réunion confidentielle autour de Martin Schlegel ne signifie pas que la Suisse prépare une contre-attaque monétaire. Elle signifie bien plus probablement que Berne cherche à gérer un risque diplomatique et commercial: comment parler à Washington, comment éviter d’être accusée de soutenir ses exportations par le change, et comment protéger ses intérêts sans donner le moindre prétexte politique aux États-Unis. La Suisse surveille donc la tempête, mais elle ne tient plus le volant comme certains commentateurs aiment encore le prétendre.

7 avril 2026 , Quand Alexandre de Senarclens construit un procès à charge contre le peuple suisse

Et si la véritable désinformation n’était pas là où on la dénonce ? En s’attaquant à l’initiative sur les 10 millions d’habitants, Alexandre de Senarclens prétend rétablir les faits — mais son argumentaire repose sur une série de raccourcis, d’approximations et de peurs soigneusement entretenues. Derrière les slogans, une réalité s’impose : le débat mérite mieux que des caricatures.

🇨🇭 Désinformation ou caricature ? Quand Alexandre de Senarclens construit un procès à charge contre le peuple suisse

Dans une tribune publiée dans la Tribune de Genève le 25 mars 2026, Alexandre de Senarclens, député PLR et président genevois du Mouvement européen, prétend dénoncer la « désinformation » autour de l’initiative sur les 10 millions d’habitants. Ironie du sort : c’est précisément son argumentaire qui repose sur une succession de raccourcis, d’approximations et de postulats idéologiques. Déconstruction point par point.

1. Le mythe du « plafond arbitraire »

De Senarclens affirme :

« Elle prévoit de fixer de façon arbitraire et rigide un plafond d’habitants »

C’est une caricature. L’initiative ne fixe pas un plafond figé, mais un seuil déclencheur (10 millions) à partir duquel la Suisse reprend la main sur sa politique migratoire.

Parler d’arbitraire revient à nier une réalité simple : toute politique publique repose sur des seuils (budgétaires, environnementaux, démographiques). Refuser ce principe, c’est refuser toute régulation.

2. La résiliation automatique de la libre circulation : une fiction

« La Suisse devrait de facto résilier l’accord sur la libre circulation »

Faux. Le texte prévoit explicitement une phase d’action progressive :

Dès 9,5 millions : mesures ciblées (asile, regroupement familial) Puis : tentative de renégociation avec l’UE

On est loin d’un mécanisme automatique. Le discours de rupture brutale sert ici à faire peur, pas à informer.

3. L’épouvantail de la « clause guillotine »

« Cela ferait tomber tous les accords bilatéraux »

Confusion majeure. La clause guillotine ne concerne que les accords bilatéraux I, pas :

Schengen
Dublin
ni les accords bilatéraux II

Assimiler l’ensemble des relations Suisse-UE à un domino fragile relève davantage du slogan que de l’analyse juridique.

4. Le cliché du Royaume-Uni « isolé »

« Le Royaume-Uni a décidé de s’isoler »
Formule émotionnelle, mais vide de contenu. Que signifie « s’isoler » dans un monde globalisé ?

Le Royaume-Uni reste :
une des économies les plus ouvertes du continent un acteur majeur du commerce mondial
Avec la Suisse, il figure parmi les pays les moins dépendants de l’UE. Parler d’isolement est donc trompeur.

👉 Suite sur Souveraineté Suisse

La vérité juridique que personne n’ose rappeler :

la Suisse n’a pas besoin d’un “nouvel accord” avec Bruxelles.

Elle possède déjà le sien — celui de 1972, voté par le peuple à 72,5 %.
Tout le reste — Bilatérales, “paquet institutionnel” ou “mise à jour technique” — n’est qu’un habillage sémantique d’une soumission programmée à l’Union européenne.
Ce texte rappelle, preuves constitutionnelles à l’appui, que le Conseil fédéral agit hors mandat et que toute tentative d’intégration constitue une violation de la Constitution et un acte de haute trahison contre la Confédération.

🇨🇭 Accord de 1972 : le seul lien légitime entre la Suisse et l’Union européenne


Un accord légitime, approuvé par le peuple

L’Accord de libre-échange de 1972 entre la Suisse et la CEE, soumis au référendum obligatoire, approuvé à une large majorité, garantit :

• la liberté du commerce industriel, 

• sans transfert de souveraineté, 

• sans adoption du droit européen, 

• sans libre circulation des personnes.


Tout le reste — accords bilatéraux, paquets institutionnels, ou « Bilatérales III » — constitue une avancée coloniale vers une annexion juridique, dans laquelle la Suisse appliquerait des normes européennes sans droit de regard ni vote.

1. Le peuple souverain doit reprendre le contrôle

Les négociations actuelles menées par le Conseil fédéral avec Bruxelles sont inconstitutionnelles.
La Constitution fédérale ne confère aucune compétence d’intégration politique :

Articles violés :


• Art. 1 Cst. : la Confédération repose sur la volonté du peuple et des cantons.

• Art. 5 Cst. : l’État est soumis au droit — y compris le Conseil fédéral.

• Art. 184 Cst. : le gouvernement conduit la politique extérieure, sans pouvoir céder la souveraineté.

• Art. 190 Cst. : seules les normes adoptées conformément à la Constitution font foi.

• Art. 140 et 141 Cst. : tout traité international important est soumis au vote.

⮕ L’adoption dynamique du droit européen est donc nulle en droit suisse :
elle viole la hiérarchie constitutionnelle, contourne la volonté populaire et n’a aucune base légale valable.

2. Pas de prospérité sans souveraineté monétaire

L’article 99 Cst. impose à la Banque nationale suisse (BNS) de servir l’intérêt général du pays.

Or :
• avec plus de 360 milliards de francs investis dans des obligations américaines, • la BNS agit comme un fonds spéculatif pro-Washington, • ce qui constitue une rupture manifeste de son mandat constitutionnel.

Il faut :
• vendre les titres étrangers,
• acheter 1 500 tonnes d’or physique,
• adosser le franc suisse à l’or et à l’argent métal, • cesser la création monétaire sans contrepartie productive.

3. Rétablir la souveraineté juridique suisse

Le droit suisse ne peut être dicté par des puissances étrangères ou des entités technocratiques.

Il faut :
• dénoncer le FATCA (loi extraterritoriale américaine), • se retirer du GAFI (groupe de pression bancaire international), • abolir la FINMA, autorité de surveillance financière non élue, non légitime démocratiquement.

Ces mécanismes de soft law ont été imposés sans votation populaire, en violation de l’article 141 Cst.


4. Responsabilité pénale : trahison d’État

11 octobre 2024🚨La légalisation des paradis fiscaux au sein de l'UE🚨



Extrait du documentaire "Au nom de l'Europe" - La légalisation des paradis fiscaux au sein de l'UE

11 octobre 2024🚨 Extrait du documentaire "Au nom de l'Europe"🚨



Extrait du documentaire "Au nom de l'Europe" - Les lobbys et la Commission européenne - 30 ans de symbiose, amour, gloire, pantouflages et conflits d'intérêts

11 décembre 2025🚨 Bin voilà ..🙄🙄🚨

25 novembre 2025🚨 Simple comme une vérité 🚨pour la Suisse aussi

Qu'est-ce que la démocratie ?

28 octobre 2025 , L’Europe ne va pas mieux que la France (sauf la dette),l’UE nous entraîne tous dans le gouffre, il faut rompre avec ce système cauchemardesque

@PhilippeMurer
🧶Je n’en peux plus de tous les bullshitteurs « de droite » qui racontent n’importe quoi sur l’économie.
« La France est le pays qui se déclasse, les autres s’en sortent bien ».
Ben non, toute l’Europe se déclasse en même temps.

✅La conclusion, le coupable c’est AVANT TOUT le truc commun à toute l’Europe occidentale, ça s’appelle l’UE. Si ces gens aimaient leur pays, ils donneraient aux Français la vraie raison de notre actuel déclassement. Car c’est en comprenant les raisons profondes qu’on peut trouver les bonnes solutions.


🧶 »L’industrie italienne s’en sort très bien, c’est donc que les Français sont trop nuls ». « Tout ça n’a rien à voir avec l’UE ».
✅La réalité: l’industrie s’effondre partout dans l’UE à cause de l’énergie chère, du libre-échange avec la Chine…
Rem: l’industrie est à un niveau plus bas en % du PIB en France qu’en Italie et en Allemagne. Mais elle s’effondre partout et souvent plus vite qu’en France. En Italie, c’est le PIB qui s’effondre entraînant l’industrie à la baisse. En France, c’est l’industrie qui baisse entraînant l’ensemble de l’économie. Les pays n’ont pas le même mode de fonctionnement.

Le verdict final avec le PIB.
Tous les pays européens décrochent.
✅Tant qu’on reste avec une énergie chère, sans protectionnisme intelligent, avec les normes écologiques folles de l’UE, nos pays couleront.

Bavasser sur l’économie coule en France par la faute des vieux, des jeunes, des fonctionnaires ou je ne sais pas qui ne sert qu’à diviser et à ne surtout pas chercher de solutions pour nous en sortir.

e n’ai pas parlé des bullshitteurs de gauche qui nous expliquent qu’en mettant en place la taxe Zucman, on va régler les problèmes.
C’est tellement ridicule…

En l’état actuel, faire payer un impôt sur le patrimoine des milliardaires, n’amènera qu’à les faire partir de France et ils le peuvent car il n’y a aucun contrôle du mouvement des capitaux possibles dans l’UE. Sans compter qu’à 2% du patrimoine, la taxe Zucman pomperait l’intégralité des revenus annuels de la famille Arnault. Taxer 100% des revenus, cela s’appelle de la spoliation.
Si on veut taxer les gens, on les taxe sur les revenus, ce qui évite ce genre d’erreurs.