GIBUS

« Gibus, c’est joli tes vidéos… mais au fond, tu proposes quoi comme solution ? »

Beaucoup de gens me demandent :

« Gibus, c’est joli tes vidéos… mais au fond, tu proposes quoi comme solution ? »

Alors aujourd’hui, je ne vais pas te proposer de solution.

Je vais te proposer un village. Un village imaginaire.

Imagine un monde imaginaire.

Un village où tu frappes à la porte de ton voisin.
Il a des vaches.
Tu lui demandes un peu de lait.
En échange, tu lui donnes un pain que tu as fait toi-même.

Le blé de ce pain, un autre voisin te l’a donné, parce que tu as joué ton spectacle chez lui pour son anniversaire.

Dans ce village, on vit en petites communautés.
On ne sait pas grand-chose de ce qui se passe ailleurs.
Pas par ignorance.
Par présence.

On passe du temps ensemble.
On se tait parfois.
On respire ensemble.

Et à force de respirer ensemble,
quelque chose se remet à circuler à l’intérieur.

Une force simple.
Discrète.
Qu’on avait un peu oubliée.

Elle nous ramène vers des valeurs anciennes :
le partage,
l’amour,
la créativité,
l’intuition.

La vengeance, la haine, les rancunes…
elles se dissolvent.
Elles laissent la place à une forme de folie douce.
À l’élan.
À la vie.

Comme si notre esprit passait dans un immense carwash.

Et dans ce village imaginaire,
on se pose des questions simples.

Par exemple : l’eau.

Cette eau qui jaillit au sommet des montagnes, qui fait vivre une oasis au milieu du désert… elle vient d’où, au juste ?

Imagine un instant
que, là, à l’intérieur de la Terre,
il y ait énormément d’eau potable.
Une eau profonde.
Silencieuse.
Ancienne.

Une eau qui remonte par les failles,
par la pression,
et qui surgit dans nos sources…
comme par magie.

Certains appellent ça l’eau primaire.

Dans ce village,
on n’en fait pas un dogme.
On n’en fait pas un business.

On se contente de se dire :

« Et si la Terre savait encore nous nourrir toute seule, sans étiquettes, sans plastique, sans marketing ? »


D’ailleurs, dans ce village,
l’eau ne se vend plus en bouteilles en plastique.

Parce que l’eau, ici, elle coule.
Elle jaillit.
Elle est vivante.

Alors ceux qui faisaient fortune
à nous vendre de l’eau enfermée dans du pétrole, avec des montagnes sur l’étiquette et du plastique dans la bouche…

disons simplement
qu’ils peuvent gentiment se la mettre là où le soleil ne brille jamais.

Ici, on ne boit plus le marketing.
On boit l’eau.

Dans ce village imaginaire,
il n’y a plus vraiment de villes.
Seulement des communautés vivantes.

On mange de tout.
Mais une fois par jour.
Avec gratitude.

Certains vivent en camping-car,
branchés sur une énergie libre.
Alors ceux qui vendaient du pétrole
ne savent plus trop quoi en faire.

Ce village n’existe peut-être pas encore.

Ou peut-être qu’il existe déjà…
chaque fois que quelqu’un choisit la simplicité plutôt que la peur.

Et pis c’est tout.
Et surtout, dans ce village, il n’y a plus de grande enseigne qui nous vendent de la viande aux hormones, parce que tout simplement plus personne n’y va……