Electricité

26 octobre 2025 , Piloter les pompes à chaleur, encourager la tarification dynamique : ils veulent rendre le réseau électrique ultra-flexible

Avec la croissance des énergies renouvelables, l’Union française de l’électricité (UFE) formule quinze recommandations pour déployer massivement les flexibilités.


Assurer à chaque instant l’équilibre entre production et consommation : telle est la mission première d’un système électrique et de ses responsables d’équilibre. Pour atteindre justement cet équilibre en temps réel, les flexibilités comblent, dans un sens ou dans l’autre, l’écart entre production et consommation. Avec la montée en puissance des énergies renouvelables intermittentes, la production s’adapte moins à la consommation. L’Union française de l’électricité (UFE) publie ainsi un document de recommandations pour considérer les flexibilités déployables dès aujourd’hui.

La modulation de la production, le pilotage de la demande, le stockage et les interconnexions sont autant de familles de flexibilités. Les centrales pilotables (nucléaire, hydraulique ou thermique) couvrent encore une grande part des besoins de modulation là où la modulation de la consommation doit encore monter en puissance. L’UFE mise désormais sur le pilotage à distance : bornes de recharge, électrolyseurs, pompes à chaleur ou bâtiments intelligents. Ces technologies permises notamment par les compteurs Linky pourront déplacer les consommations vers les heures les moins tendues sur le réseau.

Avoir les bons indicateurs et déployer certaines flexibilités


L’UFE propose de monitorer les volumes modulés suivant l’activité sur les marchés d’ajustement, le déploiement des capacités de stockage ou encore le nombre d’offres de fourniture dynamiques. Le lobby plaide pour les intégrer à l’observatoire de l’électrification prévu dans la future PPE.

Enfin, l’UFE livre quinze recommandations comme : garantir la stabilité et la neutralité technologique des mécanismes de marché, encourager les investissements flexibles via des appels d’offres bonifiés, faciliter l’accès à la donnée énergétique ou faire évoluer la tarification réseau (heures pleines/heures creuses) pour inciter au décalage des usages. L’UFE appelle également à accélérer la mise en œuvre du contrat d’accès au réseau pour le stockage et à renforcer les interconnexions européennes.

3 novembre 2025 , L’ Europe se prépare secrètement à un scénario qui paralyserait le monde en moins de 24 heures

Ils savent très bien que Nibiru sera visible de tous à partir de 2026 avec les perturbations de plus en plus croissantes qui vont avec !


En cas de tempête solaire d’une ampleur similaire à celle de 1859 (événement de Carrington), le monde serait complètement paralysé en moins d’une journée. Depuis quelques années, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) prépare un plan d’urgence pour le continent en cas de besoin. Par ailleurs, ces recherches sont crédibles, au regard de l’activité intense du Soleil durant ces derniers mois.

Simuler une éruption solaire de classe X45

Rappelons tout d’abord que les tempêtes solaires se produisent lorsque le Soleil génère d’immenses projections de plasma et ce, à des vitesses défiant la raison – environ 3 millions de km/h. Ces Éjections de Masse Coronale (EMC) frappent ensuite le champ magnétique de notre planète, ce qui donne notamment lieu à des aurores boréales (ou polaires). Néanmoins, ces EMC peuvent aussi se montrer très dangereuses pour les infrastructures terrestres, en provoquant d’énormes surtensions capables de venir à bout des installations électriques, des appareils électroniques mais également, de porter atteinte à l’intégrité des satellites.

A Darmstadt (Allemagne), le Centre des Opérations de l’Agence Spatiale Européenne (ESOC) effectue depuis plusieurs années des simulations et ce, avant chaque lancement de satellite. Il s’agit de répéter les premiers instants de ces appareils dans l’espace et de se préparer à de potentielles anomalies. En ce moment, les équipes se focalisent sur les simulations du satellite Sentinel-1D, dont le lancement doit se produire le 4 novembre 2025.

Comme l’expliquait un communiqué de l’ESA du 15 octobre 2025, l’un des scénarios évoqués lors de ces simulations n’est autre que « l’événement de Carrington » de 1859, la plus forte tempête géomagnétique jamais enregistrée (de classe X45). Il est ici question d’une série d’éruptions solaires ayant à l’époque produit de très nombreuses aurores polaires visibles jusque dans certaines régions tropicales mais également, perturbé gravement les télécommunications par télégraphe électrique. Aujourd’hui, un tel événement serait une véritable catastrophe pour la planète entière.

Tenter d’éviter un chaos électromagnétique mondial

L’une des principales préoccupations de l’ESA est la présence en orbite de milliers de satellites. Selon Thomas Ormston, directeur adjoint des opérations spatiales de Sentinel-1D, il n’existe aucune solution miracle pour faire face à une tempête solaire de l’ampleur de l’événement de Carrington. L’objectif des équipes au sol serait de tenter de préserver les satellites et limiter les dégâts autant que possible. Or, il s’avère que cette tâche est très difficile, dans la mesure où une éruption solaire de classe X45 se caractérise par des rayonnements X et ultraviolets susceptibles de perturber les données radar, de communication et de GPS après seulement huit minutes environ.

Les tests réalisés par l’ESA ont donc pour objectif d’évaluer la capacité des équipes à réagir sans navigation par satellite, en cas de graves perturbations électroniques. En réagissant le plus rapidement possible aux premiers signes d’une éruption de classe X45, les opérateurs de l’ESA seraient en mesure de placer les satellites dans un « état de sommeil » mais aussi, de prévenir rapidement les opérateurs civils afin de faire en sorte que les surtensions ne fassent pas tomber les réseaux. 

Cependant, il s’agira simplement de gagner un peu de temps pour éviter un chaos électromagnétique mondial mais en réalité, rien ne peut réellement nous protéger face à une éruption d’une telle ampleur.